Ministère et Caisses demandent 500 millions d’euros d’économies aux généralistes avant de leur octroyer l’euro supplémentaire du C à 23, sous prétexte de "dépassement de l’Ondam" (objectif d’augmentation des dépenses de santé fixé par le parlement). Pourtant, dans le même temps, une étude de l’assurance-maladie confirme enfin que les prescriptions hospitalières délivrées en ville (et indûment comptées comme des dépenses prescrites par les libéraux) sont largement responsables de ce dépassement : " Les prescriptions hospitalières de pharmacie expliquent ainsi près de la moitié (46%) de la croissance des dépenses de médicaments, soit 2,1 points de croissance sur un total de 4,6%. Le ratio est le même concernant les prescriptions hospitalières de transports. Au total, les médecins salariés de l´hospitalisation publique sont à l´origine de 1,1 point dans le taux d´évolution de 5% de l´enveloppe des soins de ville en 2007".
C’est naturellement en pleine connaissance de cause que l’Assurance-maladie et le Ministère entretiennent depuis des années ce mécanisme de spoliation des médecins généralistes, ruinant parmi la profession la confiance dans notre système de sécurité sociale et précipitant la désertification du pays en médecine du premier recours.
la FMF G et Espace Généraliste demandent la régularisation immédiate et sans contre partie du C à 23 euros et l’abolition de ces pratiques indignes.
> suiteLes Maires de France s’indignent de l’absence de médecins libéraux sur le territoire.
Les Maires de France voudraient ils imposer la présence d’un médecin là où il n’y a pas d’école ni de poste ?
Les Maires de France sont ils prêts à accepter qu’un groupe de médecins s’installent ailleurs que sur leur commune, et à faciliter l’accès des patients vers ce groupe en aménageant les transports ?
Les Maires de France sont ils prêts à regrouper leurs efforts pour loger les étudiants, et si besoin leur famille, quand les internes acceptent de faire leur stage dans des zones démographiquement faibles ?
Les Maires de France ont ils conscience qu’en supprimant le choix de l’installation ils vont augmenter le nombre de médecins libéraux qui se réfugieront dans la salariat, ou resteront à l’hôpital ?
Les Maires de France sont ils prêts à faire pression sur le gouvernement pour valoriser enfin l’exercice de la médecine de premier recours ?
Les Maires de France sont ils prêts à faire pression sur le gouvernement pour faire cesser les réquisitions ? Pour faire cesser le harcèlement administratif des caisses d’assurance maladie ?
Prêts à faire pression pour qu’enfin les revenus du médecin de premier recours ne figurent plus dans le dernier tiers des revenus des médecins, pour une des plus grandes disponibilité ?
la FMF G et Espace Généraliste sont disposés à rencontrer les Maires de France pour leur exposer les solutions permettant d’éviter d’aggraver la catastrophe démographique.
> suiteLes inscriptions au Colloque Espace Généraliste "Avec la Médecine Générale, une autre voie est possible" sont ouvertes.
N’oubliez pas de vous inscrire. Il aura lieu le mardi 10 juin 2008 de 14h à 18h, à l’ASIEM au 6 rue Lapparent près du Ministère de la Santé..
> suiteESPACE GENERALISTE a pris bonne note que la grève des Urgentistes du 17 janvier portait sur les soins non urgents, et s’en félicite.
Ainsi pendant 24 heures au moins nos confrères pourront se consacrer uniquement aux soins réellement urgents, les seuls correspondant à leurs compétences spécifiques et en rapport avec le plateau technique hospitalier qu’ils utilisent habituellement...
> suiteMonsieur Frédéric VAN ROEKEGHEM, Directeur de l’Uncam, demande maintenant 1,5 milliard d’économies sur les prescriptions médicamenteuses. Sans le dire directement, il compte évidemment essentiellement sur les Médecins Généralistes.
Il a bien sûr raison de demander des économies – encore faudrait-il pour les obtenir donner aux professionnels de santé, et particulièrement aux Médecins Généralistes, les moyens réels de les faire sans agiter les habituelles sanctions et obligations irréalisables comme ça semble être la mode actuellement.
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