|
GENERALISTES,
SE MOQUERAIT ON DE VOUS ?
- la CCAM devait
s'appliquer aux actes techniques en mars 2004. Elle est toujours
facultative (on choisit le plus favorable). Ce n'est sûrement
pas pour ménager les généralistes qui peuvent
coter plus favorablement quelques sutures et autres immobilisations
et 0,50 euros de plus sur l'ECG.
- la retenue d'un euro par acte s'applique à tous. De plus,
elle ne concerne pas les tiers payants (presque 30% des actes de
médecine générale sont en tiers payant), madame
Lacaisse ayant acté que le médecin doit être
payé pour son travail et que c'est à elle de récupérer
l'euro chez le patient. Mais c'est toujours un euro, c'est à
dire en valeur 5% de l'acte du généraliste et déjà
seulement 2,5% du C consultant de 40 euros introduit par la nouvelle
convention.
- un forfait de 18 euros sur les actes susceptibles de bénéficier
automatiquement du tiers payant (>92 euros) devait se mettre
en place le 1er janvier 2006. Ce n'est toujours pas appliqué.
Il est vrai que cela aurait posé de nombreux problèmes.
Cette situation ne concerne pas les généralistes.
- le bilan que fait madame Lacaisse de 2005 montre, Ô miracle,
que les généralistes sont tellement bénéficiaires
qu'il serait indécent de revaloriser le C qui n'a pas bougé
depuis juillet 2002. Que cette évolution des recettes, si
elle est vraie, soit due à une augmentation de la charge
de travail de médecins qui sont déjà parmi
les plus actifs ne semble gêner personne.
- le contrôle médical, sur ordre supérieur,
nous pourrit littéralement la vie en essayant de nous dresser
à remplir les protocoles ALD selon leurs critères.
De plus en plus ces derniers reviennent pour des compléments
d'information. Normal, ces 40 euros de forfait annuel, il faut les
justifier. Comme par hasard, cette paperasse ALD (et la responsabilité
qu'elle entraine) est désormais du seul ressort du médecin
traitant, donc du médecin généraliste.
- cerise sur le gâteau : la mise en musique du médecin
traitant. Malheur à celui qui a "mal" codé.
Il sera puni dans son porte monnaie s'il a fait un tiers payant
et dans sa relation avec le patient dans le cas inverse : Madame
Lacaisse va évidemment tenter d'expliquer que c'est une fois
de plus la faute au médecin "qui a mal rempli".
Cette fois-ci, la retenue dont l'existence est finalement de la
seule responsabilité du patient est mise à notre charge
alors que les outils de gestion de madame Lacaisse sont d'une indigente
inefficacité. Mais ici pas de report : on applique et on
espère que les généralistes se tairont.
Comme pour le 1 euro, la pénalisation n'est pas proportionnelle
: 10% de l'acte, mais plafonné à 2,5 euros. A croire
que cela a été calculé pour notre C et lui
seul.
GENERALISTES,
REAGISSONS
Individuellement
d'abord. Si vous n'êtes pas sûrs de la situation du
patient (et comment l'être, il n'y a aucune trace opposable
du choix de médecin traitant) il y a une méthode efficace
: faire un MTN et un nouveau formulaire à tour de bras. Il
suffit pour cela d'empiler sur le bureau les formulaires médecin
traitant. Avec une bonne imprimante, vous pouvez les personnaliser
par piles ou en créer une que vous photocopiez. Remettre
ce formulaire au patient en lui expliquant bien qu'il faut le renvoyer
et marquer MTN sur la feuille de soins. C'est le plus sûr,
le plus simple et c'est absolument imparable.
N'hésitez pas à téléphoner à
Madame Lacaisse pour toute situation que vous ne comprenez pas.
Nous sommes 55 000. Si chacun téléphone deux fois
par semaine, imaginez le résultat. Nos patients sont 50 millions.
Eux aussi, aidons les à demander des explications. N'hésitez
pas à user du recommandé chaque fois que vous êtes
sûrs que Madame Lacaisse est dans son tort. Madame Lacaisse
veut nous transformer en auxilliaires administratifs : donnons lui
du papier à avaler jusqu'à l'étouffement.
Même stratégie avec le contrôle médical
: rédigez vos protocoles, exigez des justifications argumentées
lorsque le contrôle médical demande des compléments,
harcelez les au téléphone et expliquez à vos
patients que vous avez fait votre travail et qu'ils feraient bien
de s'inquiéter de leur dossier. Quelqu'un craquera avant
l'autre, ce ne seront pas les généralistes.
Collectivement
ensuite. L'action syndicale doit se faire en symbiose avec des confrères
et des structures pugnaces. Espace Généraliste n'en
manque pas et vous invite à la fois à adhérer
et à participer à son Assemblée Générale.
Nous y discuterons ensemble de la situation et des moyens d'action.
Si nous acceptons de nous laisser piétiner maintenant, nous
aurons du mal à relever la tête demain. 2006 est une
année capitale : faisons les bons choix avec une résistance
acharnée sous forme de guérilla. Madame Lacaisse rêvait
de nous mettre au pas : l'actuelle tentative est la plus grave que
nous ayons connue. A nous de trouver les moyens de mettre fin à
la situation.
|
ESPACE
GENERALISTE VOTRE
SYNDICAT organise
son Assemblée Générale
le dimanche 29 janvier 2006 à Paris.
Elle est bien sûr destinée aux adhérents.
Nous accepterons les nouveaux cotisants jusqu'à l'ouverture
de l'assemblée à 9h00. Si vous ne pouvez venir,
vous pouvez donner plus de poids à votre région
en adhérant.
Ordre
du jour :
|
1° Rapport du Trésorier. |
5°
Repas : tables régionales |
| 2°
Rapport du Président. |
6°
Réaliser le programme : la stratégie |
| 3°
Le tour des régions : le présent
et le futur proche d'EG. |
7°
Elections des délégués directs
au Comité Directeur |
| 4°
Des idées au programme : débat |
|
|
| |
Dr Claude Bronner |
| Cet EG
zapping est envoyé à tous les médecins
généralistes et à quelques autres partenaires
dont nous avons l'adresse de courriel. Notre annuaire est déclaré
à la CNIL. Si vous ne voulez plus le recevoir, écrivez
à courrier@espacegeneraliste.org . Tous les renseignements
pratiques concernant Espace Généraliste se trouvent
sur notre site.
N'hésitez pas à nous transmettre les adresses
de vos collègues, toujours sur courrier@espacegeneraliste.org |
|